lundi 10 mai 2010

Deci-Delà, Nina Ricci


Qu'un parfum arrive à connaître un succès fulgurant et mérité à sa sortie pour tomber en désuétude en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, cela ne laissera jamais de m'étonner.

C'est pourtant le triste destin de l'espiègle Deci-Delà de Nina Ricci qui, en 1994, mit sur le devant de la scène une note fruitée rieuse et cabotine que tant d'autres lui ont chipée depuis sans jamais, il faut bien le dire, parvenir à en tirer autant de fantaisie et de bonne humeur. Deci-Delà est un parfum joyeux, pétillant, qui évite astucieusement de se prendre au sérieux (le flacon bubble-gum de Garouste et Bonetti donnait, à ce sujet, un avant-goût assez évident), construit autour d'une framboise de petite fille posée sur une base pseudo-chyprée simpliste mais ravageuse. Rien de terriblement sophistiqué et même une indifférence certaine à la notion de prestige habituellement associée à la parfumerie, mais un résultat si tourbillonnant qu'on ne peut résister à la candeur de son sourire. A redécouvrir, comme on remonterait sur un manège de chevaux de bois en plein été !

2 commentaires:

  1. J'aimais porter ce parfum, il me rappelle tant de souvenirs...je n'ai jamais compris pourquoi il avait été arrêté :(

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  2. L de Lubin et Deci Dela, mes parfums préférés. On les trouve encore sur le Net.

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