jeudi 6 janvier 2011

White Linen, Estée Lauder


White Linen, c'est l'esprit seventies dans toute sa splendeur : c'est Romy Schneider dans César et Rosalie, magnifique, sereine, posée ; ce sont les plages de Cabourg, de Granville, de Saint Jean de Luz ; les mariages élégants peuplés de femmes en chapeaux et d'hommes au cigare ; c'est cette tonalité de blond qu'on ne verra plus dans les cheveux de personne ; c'est une soirée diapositive, qui nous balance à la figure l'éternelle jeunesse de son décor démodé ; c'est cette lumière à la fois brillante et atténuée, ces contours voluptueux des visages et des corps sur les photographies.

Il traverse l'air avec cette constance étonnante, ce sourire lumineux et impavide, tout persuadé qu'il devait être alors de ne jamais voir l'âge d'or de sa naissance un jour s'éteindre. Un parfum qui divague, gentiment, laissant apercevoir les reflets chauds de son insouciance après la douce brise de son départ. Un véritable bijou de la parfumerie féminine, peu répandu et pourtant assez seul sur son nuage, ravageusement moderne.

3 commentaires:

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  3. Bonsoir Aurélie,

    Bienvenue ici ! Je suis ravi que ce petit mot sur White Linen vous ait plu : c'est bien évidemment un parfum que j'aime beaucoup moi aussi. J'ai été moins assidu ces derniers mois, j'espère que les prochains billets vous plairont autant !

    A bientôt,
    M.

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