lundi 31 octobre 2011

Paris, Yves Saint Laurent


Combien de maris amoureux ont un jour rapporté de leur séjour d'affaires dans notre belle capitale un flacon de Paris à leur épouse ? Cette question fait les cent pas dans ma tête depuis le jour où je l'ai senti pour la première fois, ce parfum-poncif, cette eau de rose, cette énième déclaration faite aux femmes par un Yves Saint Laurent mégalo au point d'avoir littéralement mis Paris en bouteille.

Cette estampille duty-free qu'il balade au gré du vent, je ne la lui ai longtemps pas pardonnée. Pourtant, Paris est un parfum joyeux, tendre, qui respire l'optimisme et l'offre sans limite à qui veut bien se laisser enivrer. Fleuri en diable, mettant la rose en avant toute, il irradie par une fraîcheur adolescente qui, portée par des bois élégants, dure et séduit. Moitié Auteuil, moitié Pigalle, il embrasse la ville d'un souffle, ses cocottes autant que ses mondaines, et fait exister en quelques gouttes un Paris d'Epinal, empreint de la candeur de celui qui l'imagine avant d'y avoir pu mettre les pieds. Charmant autant qu'agaçant donc, mais surtout délicieux, encore et toujours.

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