mercredi 23 novembre 2011

Diorissimo, Dior


En voulant reproduire l'odeur si particulière du muguet, sa fleur favorite, le premier parfum de Christian Dior en retranscrit les différentes facettes : la délicatesse, le croquant, l'humidité, et toujours cette espèce de verdeur intense, ce caractère végétal respecté jusqu'à l'illusion. Diorissimo transpose, dès le premier souffle, l'espèce de grâce aristocratique qui caractérisait les robes du couturier, et il brille par une sensation bien rare en parfumerie : la lumière, qui inonde tout sur son passage.

Alors bien sûr, comme la plupart des parfums de fleurs blanches, il perd en douceur ce qu'il gagne en splendeur, et son sillage infiniment élégant trahit une époque aux manières révolues. Pourtant, à voir le nombre de nouveaux parfums qui reprennent le thème classique du soliflore vert aujourd'hui, on comprend que cette création d'Edmond Roudnitska, derrière son visage impassible et quelque peu conservateur, est finalement beaucoup plus moderne qu'on ne l'aurait d'abord pensé.

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